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Analyse · STELLISK.

Journée de la résilience, 40 000 actions en cinq ans et une question sans réponse

La France labellise ce 13 octobre sa cinquième édition. Les Nations unies placent cette année la résilience à la maison. Aucun État ne dit la même chose sur ce qu'il faut y mettre.

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Des enfants manœuvrent une lance à incendie avec des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile
Photo : 7e RIISC.
En bref

Plus de 40 000 actions labellisées en France depuis 2022, dont plus de 11 000 déjà pour 2026. Quarante-huit pour cent des Français ont entendu parler de FR-Alert, 22 % savent ce que c'est. L'autonomie demandée aux ménages va de trois jours au Royaume-Uni à dix jours en Allemagne. En dix ans, la mortalité due aux catastrophes a reculé de 65 % et le nombre de sinistrés a doublé.

Ce mardi 13 octobre, la France organise dans tout le pays le point d'orgue de sa cinquième Journée nationale de la résilience, le même jour que la journée internationale des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe. Toutes deux visent le même but, préparer la population aux catastrophes et développer la culture du risque. Le thème retenu par les Nations unies le 21 juin dernier tient en quatre mots, « Resilience Starts at Home », la résilience commence à la maison. Le 25 septembre, le même organisme publiait dix ans de données déclarées par 176 pays. Elles disent que les catastrophes tuent deux fois moins qu'il y a dix ans et touchent deux fois plus de monde.

C'est l'écart que cette journée vient combler, et c'est celui sur lequel aucun pays n'a encore de méthode établie.

Un seul mot pour les crues, les pannes et les rançongiciels

Les risques se tiennent entre eux, et c'est ce qui explique la fortune du terme. Une inondation endommage une route, perturbe l'approvisionnement d'un territoire, met un poste électrique hors service et complique l'arrivée des secours. Une cyberattaque contre un opérateur produit des effets très au-delà du numérique. Un même mot a donc fini par recouvrir les crues, les feux, les pannes, les ruptures d'approvisionnement et les rançongiciels.

La question n'est plus seulement d'empêcher la catastrophe. Elle est de continuer à fonctionner quand elle survient. Le mot suppose d'ailleurs qu'un choc se produira, et il laisse entière la question de ce qui est fait avant, pendant et après.

La définition que l'administration française retient est ancienne. Le plan de préparation aux risques dans le secteur de l'électricité, publié en février 2022, reprend celle du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008. « La résilience se définit comme la volonté et la capacité d'un pays, de la société et des pouvoirs publics à résister aux conséquences d'une agression ou d'une catastrophe majeures, puis à rétablir rapidement leur capacité de fonctionner normalement, ou à tout le moins dans un mode socialement acceptable. » Le texte précise que cela vaut pour l'État comme pour les acteurs économiques et l'ensemble de la société civile.

Une distinction circule par ailleurs entre robustesse et résilience, la première désignant la capacité à tenir et la seconde celle de repartir. Elle est commode et nous l'employons comme tout le monde. Nous l'avons cherchée dans les sources officielles françaises, la page du ministère sur le secteur de l'électricité, le plan de 2022, le guide méthodologique du Commissariat général au développement durable de juin 2026 et le glossaire du plan national d'adaptation. Aucun ne définit la robustesse en regard de la résilience. Le guide du Commissariat n'emploie le mot qu'une fois, comme levier d'adaptation, aux côtés de la redondance et de la réduction de la dépendance. Autant la présenter pour ce qu'elle est, un usage professionnel, et non une doctrine établie.

Une journée construite en cinq ans

La Journée nationale de la résilience est née en 2022. Elle est co-portée par le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Transition écologique, et son instruction revient au bureau de la préparation des populations de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.

Elle fonctionne par label plutôt que par thème annuel, contrairement à ce que beaucoup supposent. Le label s'appelle « Face aux risques, agissons », et le règlement de l'appel à projets fixe trois objectifs dont un au moins doit être rempli. Développer la culture sur les risques majeurs. Se préparer à la survenance d'une catastrophe. Développer la résilience collective aux catastrophes. Les actions sont labellisables toute l'année, le 13 octobre en étant le point d'orgue.

La montée en charge est le fait marquant du dispositif. Plus de 1 800 actions labellisées en 2022, plus de 3 000 en 2023, plus de 11 000 en 2024, plus de 15 000 en 2025. Pour cette cinquième édition, le ministère de l'Intérieur en recense plus de 11 000 à ce jour, et le dépôt des candidatures court jusqu'au 10 décembre. Depuis 2022, plus de 40 000 actions ont été labellisées, dans l'Hexagone et en outre-mer. Ce total additionne des formats très inégaux, d'une conférence d'une heure à un exercice intercommunal, et il mesure une mobilisation plutôt qu'un niveau de préparation.

Collectivités, associations, entreprises, établissements scolaires, services de l'État et citoyens déposent sur une plateforme nationale unique et reçoivent une réponse sous trois semaines, avec un référent de l'État par territoire. Le label donne un kit de communication officiel et une place sur la carte nationale des actions. Une aide financière, que le règlement qualifie de mesurée, peut être accordée aux porteurs sans capacité d'ingénierie, à condition de la demander avant le 1er octobre. Aucun montant n'est publié. Les prix ont été remis le 19 décembre 2025 à l'Hôtel de Beauvau, cinq lauréats nationaux, douze lauréats thématiques et dix-huit prix territoriaux.

L'un des outils lancés lors de la première édition montre ce que la journée sait faire. La « Boîte à risques » est un jeu à imprimer gratuitement, destiné aux adolescents à partir de douze ans, et utilisable par des enseignants, des éducateurs ou des parents. Quatre énigmes à résoudre en trente minutes pour ouvrir une boîte, puis des jeux coopératifs qui font émerger les bons réflexes face à deux risques, les pluies intenses et les feux de végétation. Le scénario demande aux joueurs d'aider un élu local.

La démarche porte une idée simple. La résilience s'apprend. Les adolescents ne sont pas seulement la génération qui gérera les crises suivantes, ils sont déjà des relais de prévention vers leurs familles.

Ce que les Français savent, et ce que personne ne mesure

L'enquête de référence sur la culture du risque en France a été publiée le 5 décembre 2024 par Ipsos, pour l'Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques, Avignon Université et la Fondation MAIF. Elle porte sur 3 197 personnes de dix-huit ans et plus, avec au moins deux cents répondants par région métropolitaine et au moins cent vingt en Corse et dans chaque département d'outre-mer.

Elle est sévère sur l'information. Soixante-seize pour cent des Français se disent insuffisamment informés sur au moins un type de risque, et 33 % sur les trois. Cinquante-huit pour cent se sentent suffisamment informés sur les risques naturels, 46 % sur les menaces de sécurité publique, 33 % seulement sur les risques technologiques.

Elle est plus intéressante encore sur l'alerte, parce qu'elle y sépare la notoriété de la compréhension. Quatre-vingt-seize pour cent des Français connaissent au moins un dispositif d'alerte. Quatre-vingt-onze pour cent ont entendu parler des sirènes, mais 27 % savent qu'elles sont testées le premier mercredi de chaque mois. Quarante-huit pour cent ont entendu parler de FR-Alert, et 22 % savent précisément de quoi il s'agit. Quatre-vingts pour cent souhaitent être mieux informés. Ces écarts mesurent une connaissance déclarée, pas un comportement constaté le jour où l'alerte sonne.

Il manque une donnée, et son absence est le point aveugle du dispositif français. Le gouvernement a publié le 20 novembre 2025 un guide pratique intitulé « Tous responsables », actualisé le 14 août 2026, qui retient le principe d'un kit d'urgence donnant soixante-douze heures d'autonomie, au motif que les secours peuvent être saturés sur cette durée. Personne ne mesure combien de ménages français disposent d'un tel kit. Nous avons cherché une enquête institutionnelle sur ce point et nous n'en avons pas trouvé. Les chiffres qui circulent viennent de sites commerciaux sans méthodologie publiée, et nous ne les reprenons pas.

Trois jours, soixante-douze heures, dix jours

La France n'est pas seule à travailler sur le placard des habitants. L'année 2026 est celle où la plupart des États occidentaux s'y mettent, et le résultat est un désaccord franc sur la durée.

La Commission européenne et la Haute Représentante ont présenté le 26 mars 2025 une stratégie de l'Union de la préparation, trente actions clés selon une approche dite tous risques. L'action quatorze prévoit des lignes directrices permettant aux États membres d'atteindre une autonomie de la population d'au moins soixante-douze heures. Ces lignes directrices n'ont pas été publiées à ce jour.

Le constat qui fonde cette stratégie vient de l'Eurobaromètre spécial 547, publié le 18 octobre 2024 sur 26 411 entretiens en face-à-face dans les vingt-sept États membres. Trente-sept pour cent des Européens s'estiment bien préparés aux catastrophes là où ils vivent, et 58 % sont en désaccord. Quarante-neuf pour cent ne se sentent pas bien informés des risques, 65 % demandent plus d'informations, et 39 % disent manquer de temps ou d'argent pour se préparer. L'écart entre pays va de 65 % de Slovènes qui se sentent prêts à 25 % de Maltais. La confiance dans les services de secours, elle, atteint 85 %. Les Européens font donc confiance aux pompiers plus qu'à eux-mêmes.

La Commission a tiré au sort 147 citoyens dans les vingt-sept États, réunis à Bruxelles du 20 au 22 mars 2026, qui lui ont remis le 24 mai vingt recommandations portant notamment sur la communication des risques, l'intégrité de l'information et l'autosuffisance.

L'Union organise aussi l'entraide entre États lorsque les moyens nationaux ne suffisent plus. La réserve rescEU, constituée en 2019, finance des capacités que les pays mettent en commun, des stocks médicaux aux générateurs. Pour l'été 2026, elle a permis de prépositionner 777 pompiers venus de quatorze pays à Chypre, en Grèce, en Italie, en France, en Espagne et au Portugal, avec vingt-deux avions et cinq hélicoptères. Rendre chaque pays plus solide est une chose, pouvoir en secourir un qui déborde en est une autre.

L'Allemagne demande davantage que l'Union à ses habitants. Son office fédéral de protection civile recommande un stock « si possible de dix jours », en précisant qu'un stock de trois jours aide déjà beaucoup et qu'il faut construire progressivement. Il chiffre le besoin à environ deux litres de liquide par adulte et par jour, cuisson comprise. Son guide, « Vorsorgen für Krisen und Katastrophen », a été publié le 13 octobre 2025, jour de la journée internationale, et l'office en diffuse une version en français pour les résidents étrangers. Son application d'alerte NINA revendique environ quatorze millions d'utilisateurs, et son exercice national d'alerte du 11 septembre 2025 avait atteint 97 % des 117 073 répondants à l'enquête en ligne, 73 % par diffusion cellulaire et 65 % par les sirènes. L'édition suivante s'est tenue le 10 septembre 2026. Ces taux décrivent les personnes qui ont répondu au questionnaire, et non la population allemande.

Le résultat reste modeste, et l'office allemand le dit lui-même. Dans le communiqué qui accompagnait son guide, il indiquait que 53 % des répondants n'avaient pris aucune précaution ciblée. Le gouvernement fédéral a adopté en mai 2026 un pacte pour la protection civile doté de dix milliards d'euros d'investissement d'ici 2029, et il part de loin sur les abris. L'organisme fédéral chargé de l'immobilier en recense 579, pour environ 478 000 places, et aucun n'est pleinement opérationnel.

Le Royaume-Uni a pris l'autre bout du problème. Il a d'abord recensé ses risques. Le registre national publié par le Cabinet Office le 14 juillet 2026, version publique d'une évaluation classifiée, en compte quatre-vingt-quinze, quatre-vingt-sept risques autonomes et huit scénarios liés. Sept risques y entrent, dont l'ingérence dans le processus démocratique britannique et des cyberattaques contre les infrastructures d'eau et les systèmes de police. Un risque en sort, la perturbation des approvisionnements en gaz russe. La probabilité y est évaluée sur cinq ans pour les risques non malveillants et sur deux ans pour les risques malveillants, parce que ces menaces évoluent plus vite.

Sur les ménages, en revanche, le gouvernement britannique ne tranche pas. Son site officiel de préparation liste neuf articles à réunir et reprend, pour l'eau, le minimum de 2,5 à 3 litres par personne et par jour retenu par l'Organisation mondiale de la santé, sans jamais indiquer sur combien de jours. Une campagne nationale, conçue avec plus de 5 000 personnes et 400 partenaires, était annoncée le 2 octobre comme devant être lancée plus tard cet automne. Un briefing adressé aux partenaires associatifs le 1er octobre indique qu'elle demandera trois jours de réserves. Le gouvernement, lui, ne l'écrit pas encore.

En Afrique, la question n'est pas celle du placard

Déplacer le regard vers le continent africain change le sens du mot. La résilience y désigne autre chose que le contenu d'un placard.

La Banque africaine de développement a réuni du 1er au 3 octobre 2025 à Abidjan la sixième édition de son Forum pour la résilience en Afrique, sur le thème « Prévenir pour mieux agir, financer la paix dans un contexte de coopération au développement en transition ». Le forum rassemble responsables politiques, acteurs du développement, humanitaires, représentants du secteur privé, universitaires et société civile.

Les chiffres présentés à l'ouverture donnent la mesure. Plus de 30 000 événements conflictuels sur le continent en 2024. Environ 250 millions d'Africains vivant en zone fragile ou affectée par les conflits. Plus de 44 millions de personnes déplacées. Une personne sur cinq en insécurité alimentaire. Le tout dans un contexte de baisse de l'aide publique au développement pouvant atteindre 17 % sur l'année. La Banque avançait qu'un dollar investi dans une prévention fondée sur des données probantes en économiserait jusqu'à seize.

La dimension financière achève le tableau. Munich Re a établi en janvier 2026 que les catastrophes naturelles avaient coûté environ 224 milliards de dollars dans le monde en 2025, dont environ 108 milliards assurés. En Afrique, les pertes se sont élevées à environ trois milliards de dollars, et moins d'un cinquième était assuré. Ce dernier chiffre mesure les pertes recensées par un assureur, donc il sous-estime structurellement une économie peu assurée.

Le chantier africain est donc celui de l'alerte, et il avance. L'Organisation météorologique mondiale a réuni à Addis-Abeba, du 2 au 4 septembre 2026, près de cinq cents participants venus de quarante-quatre pays africains, qui ont adopté un appel à l'action sur l'alerte précoce. Elle relève que quarante et un pays africains rendent désormais compte de leur système d'alerte, et que le degré d'avancement de ces systèmes a plus que doublé depuis 2022. La résilience y consiste moins à encaisser un choc qu'à reconstituer des possibilités d'avenir malgré la fragilité.

Moins de morts, deux fois plus de sinistrés

Les données publiées le 25 septembre permettent de mesurer ce que dix ans d'efforts ont produit, et ce qu'ils n'ont pas produit.

Cent cinquante et un pays déclarent aujourd'hui une stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe, contre cinquante-six en 2015. Cent vingt-huit déclarent un système d'alerte précoce multirisque, contre cinquante-cinq. C'est ce qui explique le recul de 65 % de la mortalité, de 2,12 à 0,75 décès pour 100 000 habitants entre 2005-2014 et 2016-2025.

Ces chiffres sont déclaratifs, et c'est important pour les lire. Chaque État renseigne lui-même un outil de suivi tenu par les Nations unies. Cent soixante-seize pays l'avaient fait en avril 2026, dont quatre-vingt-sept seulement sur les sept cibles du cadre. Déclarer un système d'alerte ne prouve donc pas qu'il fonctionne, et soixante-deux des cent vingt-huit pays concernés qualifient eux-mêmes son efficacité de limitée à modérée.

Le taux de personnes affectées, lui, est passé de 1 227 à 2 449 pour 100 000 habitants, soit environ cent millions de personnes par an. Les mêmes données comptent plus de mille milliards de dollars de pertes économiques directes déclarées sur la décennie, près de 92 950 installations d'infrastructure critique endommagées ou détruites chaque année, écoles, hôpitaux et réseaux confondus, et plus de 1,6 million de coupures d'eau, d'électricité ou de services de santé.

L'alerte a sauvé des vies. Elle n'a pas réduit le nombre de sinistrés, et c'est exactement le périmètre de ce que les Nations unies appellent cette année la résilience à la maison.

Le rapport mondial d'évaluation publié le 27 mai 2025 ajoute le chiffre qui devrait clore le débat budgétaire. Un dollar dépensé en réduction des risques en épargne quinze en reconstruction évitée. Environ 2 % des activités d'aide au développement ciblent aujourd'hui la réduction des risques de catastrophe.

Pour une commune ou une entreprise, c'est le même exercice

Reste à savoir ce qu'une organisation française fait de cette journée. Une action labellisée le 13 octobre et un exercice réglementaire sont souvent les mêmes deux heures, selon ce qu'elle décide d'en faire.

La Cour des comptes établissait, dans son rapport du 14 novembre 2025, que 55 % des 22 000 communes soumises à l'obligation avaient arrêté leur plan communal de sauvegarde au 31 décembre 2024. Le projet de loi de modernisation de la sécurité civile, présenté aux syndicats de sapeurs-pompiers le 8 septembre, généraliserait ce plan à toutes les communes dans un délai de trois ans, et deux comptes rendus sur trois lui prêtent un exercice obligatoire tous les cinq ans. Le texte n'étant pas publié, cette périodicité reste à confirmer. Nous détaillons ces obligations et leurs délais dans notre article sur les plans communaux et intercommunaux de sauvegarde.

Pour une entreprise, la logique est identique du côté de la continuité d'activité. Le volet réglementaire, lui, se joue ailleurs. Le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité porte trois textes européens dans trois titres distincts, et il a été retiré de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 6 octobre, sans nouvelle date. Nous en suivons l'examen dans notre page de référence sur la transposition de NIS 2.

En attendant, un exercice ouvert à des salariés, à des riverains ou à une école voisine remplit les trois objectifs du label et constitue en même temps la preuve d'une préparation que les obligations sectorielles réclament.

Le 13 octobre pose au fond une question très simple, celle de savoir si nous saurions quoi faire demain, si notre quotidien était brutalement interrompu. La réponse tient dans ce qui a été préparé avant.

Nos recommandations

Fixez votre durée d'autonomie et écrivez-la. Soixante-douze heures est la référence française et européenne, dix jours la référence allemande. Les deux se défendent. L'absence de choix ne se défend pas.

Comptez l'eau en premier. Deux litres par personne et par jour pour boire et cuisiner, soit six litres pour trois jours et vingt pour dix. C'est ce poste qui détermine le volume de stockage, donc la faisabilité réelle du reste.

Séparez la notoriété de la compréhension. Quatre-vingt-onze pour cent des Français connaissent les sirènes et 27 % savent qu'elles sont testées chaque mois. Demandez à vos équipes non pas si elles connaissent le dispositif, mais ce qu'elles font quand il sonne.

Faites labelliser votre exercice. Le dépôt court jusqu'au 10 décembre, la réponse arrive sous trois semaines, et l'exercice compte deux fois, pour votre obligation et pour la culture du risque de ceux qui y participent.

Mesurez une fois plutôt que d'estimer. Combien de vos sites tiennent une nuit sans réseau, combien de familles de vos agents ont trois jours d'eau. Ce chiffre devient le point de départ de l'édition suivante, et c'est la donnée qui manque aujourd'hui à l'échelle du pays.

STELLISK. prépare les organisations, avec NOVRISK., et les collectivités, avec ELISK., aux crises majeures.

Sources

  1. UNDRR, annonce du thème « Resilience Starts at Home » pour la journée internationale du 13 octobre 2026, 21 juin 2026
  2. UNDRR, « Sendai Framework data shows both progress and persistent gaps in reducing disaster risk », 25 septembre 2026
  3. UNDRR, Global Assessment Report 2025, « Resilience Pays », 27 mai 2025
  4. Ministère de la Transition écologique, préparation aux risques dans le secteur de l'électricité, février 2022, citant le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008
  5. Commissariat général au développement durable, prise en compte des effets du changement climatique dans les études d'impact des projets, guide méthodologique, juin 2026
  6. Ministère de la Transition écologique, page de la Journée nationale de la résilience et règlement de l'appel à projets 2026
  7. Gouvernement, « La Journée nationale de la résilience, agir près de chez vous », volumétrie des actions labellisées depuis 2022
  8. Ministère de l'Intérieur, cérémonie nationale des prix de la résilience du 19 décembre 2025, communiqué du 20 décembre 2025
  9. Ministère de la Transition écologique, ressource pédagogique « Boîte à risques », lancée lors de la première édition en 2022
  10. Ipsos pour l'AFPCNT, Avignon Université et la Fondation MAIF, « La culture de l'alerte face aux risques, le regard des Français », 5 décembre 2024
  11. Gouvernement, guide pratique « Tous responsables », 20 novembre 2025, à jour du 14 août 2026
  12. Commission européenne et Haute Représentante, stratégie de l'Union de la préparation, action clé 14, 26 mars 2025
  13. Commission européenne, Eurobaromètre spécial 547, « Risk awareness and preparedness of the EU population », 18 octobre 2024
  14. Commission européenne, recommandations du panel citoyen européen sur la préparation, mai 2026
  15. Commission européenne, réserve rescEU et dispositif de lutte contre les feux de forêt pour l'été 2026
  16. Bundesamt für Bevölkerungsschutz und Katastrophenhilfe, guide « Vorsorgen für Krisen und Katastrophen », 13 octobre 2025, et sa version française
  17. Bundesamt für Bevölkerungsschutz und Katastrophenhilfe, bilan de l'exercice national d'alerte 2025 et pacte pour la protection civile, mai 2026
  18. Cabinet Office, National Risk Register 2026, 14 juillet 2026
  19. Cabinet Office, site de préparation du public et campagne nationale annoncée le 2 octobre 2026
  20. Banque africaine de développement, sixième Forum pour la résilience en Afrique, Abidjan, 1er au 3 octobre 2025
  21. Organisation météorologique mondiale, « Addis Ababa Call to Action on Early Warnings in Africa », septembre 2026
  22. Munich Re, bilan des catastrophes naturelles 2025, janvier 2026
  23. Cour des comptes, « Les systèmes d'alerte et de communication à la population en situation de crise », rapport S2025-1495, 14 novembre 2025
  24. Assemblée nationale, dossier législatif du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
  25. SGDSN, comité interministériel pour la résilience nationale du 8 juillet 2026

Le chiffre de plus de 11 000 actions pour 2026 est provisoire, le dépôt courant jusqu'au 10 décembre. La recommandation britannique de trois jours est attestée par un briefing adressé aux partenaires le 1er octobre 2026, et non par le site du gouvernement. Les données du cadre de Sendai sont déclaratives, fournies par 176 pays dont 87 seulement sur les sept cibles. Les comptes rendus de la présentation du 8 septembre divergent sur l'exercice quinquennal, dont le texte n'est pas publié. Article à jour au 13 octobre 2026.